Voilà, le mois s’achève, et à défaut de manifester sous la pluie, je rentre de Melle (pas de lien pour l’instant sur le festival Voyage au coeur du livre – un article est en préparation, je crois). Moi qui m’étais passablement ennuyé, enfant, dans les Deux-Sèvres, j’ai découvert une ville sympa et agréable, avec une médiathèque (et des médiathécaires) formidable/s/, un cinéma impressionnant et un Café du boulevard où on se sent tout de suite chez soi. Les 24 et 25, J’ai rencontré deux classes de première pour parler de romans bilingues, une assemblée de libraires et de bibliothécaires pour évoquer les onze années de Talents Hauts en compagnie de Laurence Faron et Sylvie Deshors, puis visité le collège François Truffaut de Chef-Boutonne pour discuter avec une classe de quatrième bouillonnante. Avant de reprendre le train et de m’éloigner en pensant que, décidément, toutes ces rencontres sont géniales… C’est décidé, je repasserai par là.

 

Les 15 et 16, j’étais à Annecy pour rencontrer les classes de plusieurs établissements dans le cadre du prix des collégiens de Haute-Savoie.

J’ai pris des photos, j’ai répondu à des questions, j’ai reçu plein de cad20160315_080942eaux – des dessins, un porte-clé qui tue, des couvertures de roman revisitées… Et surtout, j’ai adoré écouter tout ce que les élèves proposaient. Toutes leurs réactions, toutes leurs créations, épaulées par de belles équipes pédagogiques (c’est comme ça qu’on dit en langage éducatif – en vrai, c’est juste des gens formidables qui transmettent leur passion des livres, de la littérature, de la langue, et de la vie 20160314_150335en général).

J’ai un peu honte : déjà mes souvenirs se mélangent  ; parce qu’au fond, j’aurais aimé passer plus de temps avec chaque classe, les écouter me parler d’eux et des histoires qui viennent au fond de leur tête… J’ai emporté avec moi de grands morceaux de ciel blanc et des montagnes. Et beaucoup de chaleur – sans parler d’un sprint très réussi devant la gare d’Annecy, à la poursuite d’un bus.

Autant te le dire, Le pire concert de l’histoire du rock a peu de chances d’obtenir le prix, parce qu’il y avait de sacrés romans en face – dont celui de mon grand copain Jean-Christophe Tixier, tu imagines ? Mais une des organisatrices m’a dit qu’après ma visite, elle avait trouvé deux élèves en train d’écrire une histoire à deux voix. Je crois que rien ne peut me faire plus plaisir.

20160314_150447

 

10 mars –

Je rentre tout juste de Mérignac, et de sa fière médiathèque en plein centre ville, en face de l’église. Il y avait un enterrement quand je suis arrivé, mais j’ai décidé que ce n’était pas un signe (ou alors un bon, mais je ne sais pas comment).

Au programme, deux classes de quatrième. Deux conversations autour du métier d’écrivain, un peu, du Pire Concert, moyennement, et surtout de la lecture, de l’écriture, de l’art. De comment parler de soi, exprimer ses émotions…

C’est parfois compliqué, pour des quatrièmes. Pour des gens, en général. Sauf que là, malgré quelques trous d’air dans les questions, je me suis trouvé face à des personnes pleines de compréhension, d’enthousiasme, de questions, et parfois de réponses. J’ai aussi vu des adultes qui savent à quel point la lecture permet de s’ouvrir, de se comprendre. C’était un moment intense et doux.

En rentrant, sur l’autoroute, je me suis arrêté sur une aire pour admirer le ciel bleu, l’herbe qui pousse sous la terre humide. J’étais bien – heureux, vraiment, de la rencontre. Merci, vous.